Archives de l’auteur : alesslaneve

prêts pour une année de poésie

Les locaux du CERCE – collectif de création art & art-thérapie sont prêts à vous accueillir et à stimuler votre créativité !

du journal de la Kampo international school

du journal de la Kampo international school

Les cours de calligraphie et de peinture à l’encre japonaise se tiendront : tous les mercredi de 14h30 à 16h00 (8 -14 ans) et de 16h30 à 18h30 (adultes) à partir du mercredi 9 octobre jusqu’au mois de juin 2014. Il n’y aura pas de coupures pendant les vacances scolaires.

Mercredi 2 octobre 2013 : journée information et essai de 15h à 19h.

Programme : techniques de base et avancées du trait et de la tenue du pinceau ; jeux d’encre, d’eau et de création. La méthode suivie est celle de Kampo Sensei fondateur de la célèbre l’école internationale du même nom, mais avec un œil attentif aussi sur les artistes occidentaux.

Les inscriptions sont ouvertes toute l’année avec possibilité d’abonnements mensuels ou des cours à la carte.

Je vous attends le 2 octobre de 15h à 19h -non stop- pour information, inscriptions, essai.

au 20 rue Pixérécourt 75020 Paris – métro Gambetta, Télégraphe, Place de Fête – bus 26 ou 96

plus par mail ou téléphone – a.laneve@wanadoo.fr

à bientôt ! Alessandra et tanuki sensei

tanuki

l’atelier du tanuki a maintenant un adresse fixe !

Si! c’est au sein du collectif CERCE -collectif création art et art-thérapie que le tanuki renouvelle son atelier et prépare ses pinceaux pour la rentrée !

CERCE : 20 rue Pixérécourt dans le 20eme à Paris.

Le collectif regroupe les activités de 3 artistes et art-thérapeutes : Patrick Laurin, artiste peintre, Veronique Tat, musicienne et moi même.

Nous sommes en train de le blanchir, de l’illuminer et le préparer pour accueillir toute forme d’art…;)

Juillet 2013

Juillet 2013

Juillet 2013

Le tanuki est assez content…il attends, il médite.

de Hokusai, manga

de Hokusai, manga

l’école de Shanghai au Musée Cernuschi, Paris

Moins d’une semaine pour une belle exposition dans un musée très très calme !

Comme à chaque exposition, je retiens deux ou trois choses qui m’ont marquée :

Shanghai entre la fin du XIX et le début du XX siècle devient riche et cosmopolite ; un esprit commercial, rapide, hyper-productif se reflète dans la peinture du mouvement qu’on appellera « l’école de Shanghai ».  A ce période le port de la ville s’ouvre aux échanges internationaux et non seulement le commerce fleurit, mais aussi la vie culturelle se concentre dans la région. Nombreux sont les artistes peintres et les calligraphes qui migrent à Shanghai fuyant les guerres internes de la Chine de l’époque.

Shanghai voit alors la création d’associations d’artistes peintres et calligraphes avec des statuts assez modernes. Ces nouveaux collectifs d’artistes remplacent les cercles littéraires traditionnels; les sièges des associations servent de boutiques, de galeries, de centres canalisateurs pour les adhérents. Le fonctionnement de ces associations change radicalement le statut de l’artiste. Se transforme aussi le rapport entre l’œuvre et le public, entre l’œuvre et sa finalité, l’œuvre et ses rapports avec des valeurs telles que la religion et l’argent…et ça se voit !

J’ai forcement pensé à Walter Benjamin pour ses considérations sur l’aura et la valeur de l’œuvre comme objet commercial, mais peut-être j’ai poussé le bouchon un peu trop loin.

Je vous renvoie à l’article de Li Weikung « Les activités associatives de l’école de Shanghai » dans le catalogue de l’exposition.

Tableau comparatif des associations de Shanghai et des cercles littéraires traditionnels (catalogue de l'exposition)

Tableau comparatif des associations de Shanghai et des cercles littéraires traditionnels (catalogue de l’exposition)

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La majorité des œuvres de «l’école de Shanghai» a un trait assez nerveux et libre. L’analyse du commissaire de l’exposition Eric Lefebvre à ce sujet est assez éclairante. Il pointe l’attention sur l’intérêt renouvelé des artistes du XIX et XX siècle pour l’écriture archaïque chinoise (le style sigillaire) et la gravure des sceaux.

Pour avoir passée un année entière à m’entraîner sur un texte gravé sur un des 10 tambours de pierre de la dynastie de Zhou  (石鼓文 せっこぶん environ 1500–206 av. J-C), je peux dire quant cette écriture est porteuse d’une force et d’une beauté primitives qui influencent tout naturellement la façon de peindre et de concevoir les symboles de celui qui la pratique !

Un morceau d'un des textes gravés sur les 10 tambours de pierre. 石鼓文 - せっこぶん - Seccobun - 汧殹鼓

Un morceau d’un des textes gravés sur les 10 tambours de pierre. 石鼓文 – せっこぶん – Seccobun – 汧殹鼓

Pour finir cette courte note :

Xugi (1823- 1896) est l’artiste qui m’a plu le plus pour sa simplicité et l’utilisation délicatement fade de la couleur.

De : Album de paysages et de personnages - Album aux motifs végétaux et animaliers

De : Album de paysages et de personnages – Album aux motifs végétaux et animaliers

Si vous n’avez pas eu l’occasion d’aller voir cette exposition, vous avez le temps jusqu’à dimanche 30 juin 2013.

samedi 29 juin à 15h : Démonstration de calligraphie et de peinture à l’encre de Chine par Lee Young-Sé

Après quoi, on devra attendre la prochaine !

écrire un image, dessiner un poème

La calligraphie japonaise, shuji 習字,  é l’art d’écrire au pinceau. Les textes écrits au pinceau sont beaux, spontanés et directs comme des peintures où l’essence du rythme de choses devient visible dans la matière. A travers la pratique constante du shuji 習字 on parcours la « voie de l’écriture » le shodo 書道.

La peinture à l’encre (sumi-e 墨絵) est très simple, immédiate, corporelle et expressive.

Tout comme la calligraphie, dont elle est partie intégrante, la peinture à l’encre est l’art d’écrire une image épurée et pleine de poésie.

Nous travaillons avec un pinceau (fude筆), de l’encre broyée sur une pierre à encre (sumi et suzuri 墨 硯 ), principalement sur du papier (kami 紙) mais aussi sur d’autres types de supports. De la connaissance profonde et du choix personnel de ces quatre simples outils, se développe la richesse de cette voie qui se nourrit du geste expressif, de la littérature et de la vie.

Alessandra Laneve 2013

de Hokusai, manga

de Hokusai, manga